Saturday, June 30, 2012

JED2


The sea of love is a sea that has no shore.
There, you can only give up your soul.

                                                  Háfiz


Tu m’as assuré de ton amour
et qu’il résisterait à toutes les
tempêtes  si vraiment nous
sommes assez bons pour
le mériter. Reconnaissant,
dans mon étonnement  je
t’ai répondu que je serais
heureux si cela se passait
comme tu le dis.  Puis,
pendant vingt-quatre
heures tu es disparue : pas
un mot, aucun signe de vie.
Inquiet, je me suis abandonné
à des pensées où la douleur
menaçait, avec son visage sombre.
mes rêves, mes espoirs, mon bonheur.

Tu m’as enlevé à la solitude.
Tu m’as promis l’amour
et je t’ai cru, naïvement.
Maintenant, seul dans la ville
monotone, je paie le prix  de
ma folle passion. Plus tard,
c’est probable, tu reviendras.
Et tu seras étonnée de mon
étonnement, de mon incapacité
à croire que tu m’es dévouée.
Je demanderai des excuses ou
pour la première fois je me
plaindrai. Je te dirai peut-être
que l’amour a des obligations
et que le silence est, dans
l’absence, son pire ennemi.
Mais me comprendras-tu, toute
excitée que tu es à l’idée du
grand voyage qui t’emmènera
dans un pays lointain que tu aimes?
Je ne peux même pas, dans mon
amour pour toi, rivaliser avec
une ville. Je l’accepte, car je
n’ignore pas que les villes sont
éternelles, que les pierres de
leurs maisons, leurs arbres,
leurs larges avenues et leur
monuments nous survivront.
Mais toi, tu es faite de la même
chair que moi. Et tu n’en tiens
pas compte quand tu me
laisses sans tes paroles
dans la ville déserte où je
laisse passer le temps avant
d’aller à ta rencontre.

(Joseph Edward Soice)





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