Saturday, December 21, 2013

Misunderstanding



They loved each other - or at least they believed that they loved each other - for more than ten months. When they finally broke up she told him:

- If you thought that you were an important person in my life it's time to get back to reality: you were just a minor character in my short story.




J. E. Soice

Thursday, December 12, 2013

Haiku


Tired of waiting for you
I kept watching at the window

I missed you as the tree longs
For the leaf which abandoned her

Your hands are cold and white
I touched them twice

j. e. soice

Wednesday, December 11, 2013

The real thing and the shadows


After a wile she deprived me of her. Could I cope with that? Given the circumstances I had no choice. And now that I knew her I didn't really need her anymore. She would go in the world like the shadows in Plato’s cave. She could even transform into someone else. I didn't care. The real person was staying with me and I would forever keep her protected from degradation.

J. E. Soice

Cauchemar

Cauchemar

Dans mon rêve j'avais essayé de lui
parler. Je lui ai dit: tu n’a pas de
corps, ton visage n’est que l’ombre
visible de ton âme. Elle m’a tourné
le dos et un sanglot s’est échappé
de sa gorge. J’ai voulu pleurer, je
n’ai pas réussi. Je me suis approché
de la fenêtre et j’ai regardé dehors.

La nuit était dense de mystère et
de douleur. Les arbres sans feuilles
et la petite place en face de la maison
ressemblaient soudain à un décor
de cinéma : en noir et blanc, irréel,
déserté par la vie. Une voiture a
traversé l’avenue sans faire du
bruit puis est disparue dans le
brouillard. Une froideur glacée
engloutissait les spectres de
notre imagination fébrile.

Un silence de mort s’était abattu
sur nous, la chambre était devenue
un bateau ivre de désespoir en train
de sombrer dans le néant. J’ai regardé
dans sa direction, elle était à genoux
par terre. Sa tête touchait le plancher.
J’ai voulu caresser ses cheveux, poser
ma main sur son épaule, l’attirer vers
moi, la sauver du gouffre qui menaçait
de nous engloutir. Les forces et la foi
m’ont manqués.

Le cri d’un oiseau a retentit
dans la sévérité de la nuit et
elle a sangloté. Sa silhouette
noire emplissait la chambre. Je
lui ai dit: reviens de ton cauchemar,
je t’en prie, il y a encore une place
pour toi entre nous et je t’aimerai;
oui, vivons. Elle n’a pas bougé.
M’a-t-elle écouté? Je ne pouvais pas
le savoir. Au petit matin la lumière
a dissout l’ombre. Je  me suis réveillé.
Elle dormait à mes  côtés, son doux
visage éclairé par un sourire enfantin.

J. E. Soice